QUASAR Solutions - Logiciel MES | Suivi de fabrication | Contrôle Qualité

Questions fréquentes

Retrouvez les questions les plus fréquemment posées à propos de QUASAR, logiciel de contrôle Qualité et Pilotage de la production.

Comment choisir son logiciel de gestion qualité ?

La gestion industrielle s’enrichit avec l’affirmation des progiciels de gestion de la qualité. Le concept même de la qualité connaît un engouement certain de nos jours. Les sociétés certifiés n’ont jamais été aussi nombreuses. Mais où en sont les progiciels dans ce domaine ? Réponse dans ces lignes.

Si les domaines d’application de la qualité sont nombreux, les progiciels de Gestion de la Qualité Assistée par Ordinateur (GQAO) disponibles sont essentiellement « mono-fonctionnels » et traitent souvent d’une seule facette de la gestion de la qualité.
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On trouve ainsi :

  • Le SPC/MSP pour Statistical Process Control / Maîtrise Statistique des Procédés Cet outil permet le suivi des procédés de fabrication par leur mise sous contrôle statistique. C’est la classe la plus nombreuse, ce qui traduit bien le souci des industriels de prévenir toute dérive qualité des productions.
  • Complémentaire au SPC et aux méthodes de contrôle par mesures en général, la GMM (Gestion des Moyens de Mesure) permet de suivre l’ensemble des éléments de gestion relatifs aux moyens de mesure pendant toute leur durée de vie. Pour schématiser, cette approche revient à gérer les fiches de vie des instruments de mesure ainsi que les agendas pour les vérifications d’étalonnage.
  • L’Optimisation Processus regroupe les versions informatisées de différentes méthodes d’analyse de processus dans le cadre d’une recherche d’optimisation comme les plans d’expériences et les analyses de fiabilité, entre autres.
  • Les Audits AQF/AQP (Assurance Qualité Fournisseurs et Assurance Qualité Produits) aideront les auditeurs Qualité lors des audits d’évaluation des systèmes d’assurance qualité des fournisseurs ainsi que de leurs produits. La plupart de ces progiciels proposent un questionnaire d’évaluation qui se réfère aux normes ISO 9001 et 9002.
  • L’AMDEC, pour Analyse des Modes de Défaillances Et de leur Criticité, est une méthodologie qui va conduire, à partir d’une analyse de processus, à évaluer les zones à fort potentiel de défaillance. Cette méthode s’applique aussi bien à un processus qu’à un produit.
  • Le Contrôle de Réception, grâce au traitement informatique, ne nécessite plus l’usage des anciennes tables et abaques qui permettaient de déterminer l’acceptation ou le refus d’un lot de produits suivant les résultats des contrôles pour un plan d’échantillonnage donné.
  • La GED AQ pour Gestion Electronique des Documents Assurance Qualité aidera ses utilisateurs à gérer les nombreux documents que génère l’assurance qualité.
  • Les tableaux de bord et Coûts d’Obtention de la Qualité regroupent les indicateurs de performance relatifs aux actions qualité menées.
  • Le TNC, pour Traitement des Non Conformités, consiste à répertorier et analyser ces dernières, qu’elles soient internes (rebuts produits, défaillances organisationnelles…) ou externes (réclamations clientèle…), à travers des progiciels.
  • Le QFD, Quality Function Deployment, est une méthode conduisant à déterminer les façons et les ressources nécessaires pour satisfaire les besoins des utilisateurs par des jeux de matrices.

Les progiciels que nous qualifions « d’intégrés », à savoir traitant de 3 à l’ensemble des fonctionnalités évoquées ci-dessus, sont très peu nombreux.

Cette typologie de l’offre est significative du fait que les produits qualité ont été développés pour répondre à des besoins ponctuels comme par exemple le contrôle en cours de fabrication avec le SPC/MSP ou la Gestion Electronique des Documents Assurance Qualité.

Ainsi, le progiciel intégré QUASAR développé et commercialisé actuellement par QUASAR Solutions. a été conçu à l’origine pour l’automobile. De même, Proqual de la société OBILOG, un autre progiciel intégré, a été créé pour répondre aux besoins d’un groupement d’équipementiers dans le secteur de l’usinage de la région d’Annecy.

L’offre des progiciels intégrés reste cependant assez limitée.

Rappelons que les progiciels de gestion de la qualité sont soumis à la rude concurrence exercée par les progiciels de Gestion de Production. En effet, un progiciel de GPAO est fréquemment présenté comme assurant l’intégralité des fonctions qualité définies dans les normes ISO 900x. En réalité, ces progiciels ne traitent, dans la plupart des cas, que de la traçabilité et du statut des lots.

En fait, il n’y a pas lieu à rivalité mais plutôt à complémentarité. Comme la qualité est complémentaire de la production, il s’avère que les progiciels de Gestion de la Qualité sont également complémentaires à ceux de Gestion de Production.

Ces deux types de progiciels fournissent un ensemble étendu de fonctionnalités de gestion industrielle, la disposition des informations permettant de piloter de manière dynamique les ressources de l’entreprise à court, moyen et long terme.

Dans l’ensemble, les progiciels de gestion de la qualité se distinguent plutôt par une bonne aptitude à satisfaire les attentes de qualiticiens, même si l’offre demeure surtout tournée vers l’industrie.

Pourtant, certains éditeurs annoncent l’arrivée de progiciels mieux adaptés aux traitements de la qualité. La fonction qualité chez les prestataires de services n’est pas oubliée et la coloration des nouvelles moutures des progiciels qualité sera moins « industrielle ».

De plus, sur un plan général, les avantages que l’on peut tirer de l’exploitation des progiciels de Gestion de la Qualité commencent à être mieux perçus par les utilisateurs.

Nous devrions donc voir évoluer sensiblement l’offre des progiciels GQAO, que nous considérons comme la principale nouveauté remarquable dans le milieu de la gestion industrielle.

Quels sont les modes de distribution du logiciel ?

QUASAR peut-être distribué sous licence, en location ou en mode SaaS.

Sur quel type d’environnement peut-on utiliser le logiciel ?

Le logiciel s’installe sur tout type d’environnement : Windows, Unix, ZOS... Les postes utilisateurs de type "client léger", Citrix, TSE, Web,... avec des postes industriels tactiles ou non, avec des crayons optiques, des codes à barres, des PDA...

Le "moteur" est une base de données relationnelles (tout type SQL) : Oracle, Sybase, Informix, DB2,...

Comment définir et choisir un logiciel SPC / MSP ?

Le logiciel SPC / MSP n’affecte pas seulement le département qualité ou la production, il peut avoir de fortes répercussions sur tout le système d’information de l’entreprise, les achats, la gestion, les opérations, etc. Vous trouverez sur cette page plusieurs points à considérer pour sélectionner le logiciel SPC qui saura répondre à l’ensemble de vos besoins.

Cette étude a été réalisée à partir d’interviews de décideurs, qui partagent leurs expériences sur le processus de sélection des logiciels et systèmes SPC.

SOMMAIRE 

Processus de sélection d’un logiciel SPC / MSP

Les entreprises continuent d’investir pour l’achat de système d’analyse et d’acquisition de données SPC. Mais les coûts réels complets comprenant en plus le matériel, la formation et les coûts induits seront au moins deux fois plus élevés que le simple prix du logiciel. Avec une telle dépense de temps et surtout d’argent, les entreprises sont en droit d’attendre le système SPC le mieux adapté.

La centralisation contre la décentralisation

Si votre compagnie a plusieurs sites ; il est classique pour des raisons telles que la formation, les achats et la maintenance, d’avoir recours à un logiciel standard généraliste. Cependant, la plupart des logiciels standards ne pourra pas permettre l’utilisation des avantages offerts par le SPC.

Les utilisateurs souhaitent obtenir un produit flexible et facilement ajustable à leurs besoins dans les domaines comme la mise en page de données à l’écran ou la mise en forme de rapports. Assurez-vous que votre logiciel SPC peut être personnalisé pour vos besoins particuliers ou pour les compromis requis par des sites individuels.

Système propriétaire contre système ouvert

Une des premières questions à considérer quand on évalue un logiciel SPC est de savoir si l’on veut travailler avec un système ouvert car ils peuvent mieux subvenir à vos besoins futurs.

Les systèmes ouverts fournissent plus de flexibilité. Ils vous permettent de construire des solutions contenant du matériel et des logiciels fournis par différents fournisseurs. Par exemple, vous possédez déjà un système d’acquisition de données auquel vous tenez et vous êtes à la recherche d’un nouveau système d’analyse. Par contre, les problèmes de comptabilité des différents systèmes utilisés peuvent être le côté négatif des solutions constituées de systèmes ouverts.

Les systèmes propriétaires permettent d’avoir une configuration unique. Il y a de grandes chances que le système ait été élaboré spécialement pour l’acquisition de données. Il a aussi probablement été optimisé dans ce but. Cependant, il ne permet généralement pas à d’autres logiciels de fonctionner sue ce même système. Cela a au moins l’avantage de la simplicité. D’autre part, ces systèmes vous limitent à la ligne de produit d’un seul fournisseur.

Avec cette approche vous serez obligés de faire des compromis. Par exemple, vous aurez un système d’acquisition de données performant mais l’analyse y sera plus faible. De plus, cette solution vous oblige à un choix de matériel spécifique souvent plus cher et élimine, de facto, d’autres fournisseurs pour vos évolutions futures.

Prise en compte des besoins des opérateurs et des responsables

Du fait de la diversité des besoins concernant les applications SPC, comme la fourniture dans l’atelier de résultat en temps réel ; l’analyse des données et l’élaboration de rapports, il est important de voir comment le système va fonctionner avec à la fois les opérateurs et les responsables.

Pour les opérateurs, la facilité d’utilisation est primordiale. Il ne faut jamais négliger l’opinion de ceux-ci car leur réticence à utiliser un système paralysera votre programme. Plus leur avis sera pris en compte, plus ils apporteront leur aide lors de la mise en place.

Enfin, pour les ingénieurs et les responsables, être capable d’analyser les tendances et d’obtenir une vue d’ensemble est important. Analyser un système SPC pour sa faculté de combler les besoins d’une large variété d’utilisateurs est la clef du succès.

Formation du comité de sélection

Généralités
La taille et la composition du comité de sélection varient énormément d’une compagnie à une autre. Les plus petites compagnies peuvent utiliser des comités constitués de quelques personnes " clés " provenant de services affectés par le projet, tandis que les plus grandes sociétés peuvent avoir des comités de sélection constitués par différents responsables provenant de départements ou de sites différents. Ce qui est commun entre ces modèles est le besoin d’objectifs, de lignes de conduites et de procédés clairs. Nous fournissons des descriptions, des rôles et des lignes de conduites pour aider des compagnies de toutes tailles à constituer avec succès des comités de sélection.

Le comité de sélection
Le comité de sélection est constitué d’un opérateur, d’un responsable en assurance qualité et de représentants du système d’information de l’entreprise, des finances, de l’ingénierie de fabrication et de la production.

Le comité de sélection pour les entreprises constituées de plusieurs usines inclura des représentants de chaque site. Ceci assurera que les besoins de chacun seront pris en compte, et l’ultime décision sera ainsi prise en fonction de la convergence des idées.

Les missions du comité de sélection :

  • évalue la portée du projet.
  • développe les critères de sélection.
  • choisit un chef de projet.
  • effectue les appels d’offres.
  • sélectionne les fournisseurs.
  • évalue les logiciels.
  • maintient le management impliqué dans le projet.
  • sélectionne les logiciels retenus.
  • visite des sites où les logiciels sont déjà installés pour apprécier les différents systèmes en action.
  • coordonne les présentations finales.
  • présente le système finalement sélectionné au comité de direction pour approbation finale.

Le chef de projet
Le chef de projet joue un rôle primordial dans le processus de sélection et d’installation du système. Il devra prendre en compte à la fois l’aspect technique mais aussi humain dû à la culture de l’entreprise.

Il est important pour ce responsable d’obtenir l’agrément de toutes les parties, en particulier des services affectés par cet investissement, intervenant lors du processus de sélection et ce, tout au long du projet.

Enfin, il doit faire la liaison entre les contraintes internes et les intervenants extérieurs (fournisseurs).

Élaboration du cahier des charges

Il faut avant tout bien cibler les entreprises susceptibles de subvenir à vos besoins. C’est pourquoi une sélection rigoureuse pourra vous être utile :

Profil du fournisseur
Quand vous choisissez une gamme de logiciels SPC, le fournisseur que vous allez choisir est aussi important que le logiciel en lui-même. Par exemple, les logiciels évoluent tellement vite qu’il est important que votre fournisseur puisse améliorer par la suite votre installation. En général, vérifiez la taille de l’entreprise, son expérience, le nombre d’installations réalisées et enfin ses références.

La taille de l’entreprise
Prenez en compte le nombre d’employés et le chiffre d’affaires, ceci vous donnera une bonne idée de la santé de l’entreprise.

Le nombre d’installations
De même, ce critère peut être judicieux pour connaître la santé de vos fournisseurs. Si votre entreprise a des usines à l’étranger, il peut être utile de voir si des filiales pourront fournir les mêmes installations et les mêmes services partout dans le monde et ce, dans différentes langues.

Les services
Les entreprises pourront-elles vous fournir différents services pendant et après l’installation de votre nouveau système comme l’installation, les mises à jour, la formation et le support technique téléphonique ou sur le site ?

Les logiciels spécifiques
Certains fournisseurs proposent des programmes personnalisés et adaptés spécifiquement à vos applications. Vérifiez avec votre fournisseur quels sont les prix et la disponibilité des programmes personnalisés. Souvent, certains fournisseurs rendent leurs services plus efficaces mais aussi moins chers que d’autres car ils sont habitués à ce type de développement.

Les améliorations
Demandez si des améliorations ont été apportées au produit au cours de ces dernières années. Cherchez à savoir si d’autres améliorations sont prévues et dans quel délai. Une entreprise en bonne santé évolue et améliore régulièrement ses produits. Ces améliorations sont une assurance contre les produits rapidement obsolètes.

Les garanties
Vérifiez le type de garantie offerte. Certaines sociétés de logiciel fournissent aux clients des améliorations du produit sans charge durant une période déterminée. Vérifiez ce qu’incluent la garantie et la durée de celle-ci.

Profil du logiciel SPC

Vue global du produit
Vous désirez avoir une brève description de chaque produit inclus dans le système que vous évaluez avec des informations sur les modules additionnels disponibles. Il est important de savoir exactement ce qui est inclus dans l’ensemble fourni et quels autres ensembles de supports sont disponibles.

Standard industriel
Le logiciel que vous évaluez est-il compatible avec vos micro-ordinateurs PC actuels et à venir ? Il est souhaitable de choisir un système qui soit utilisable à long terme et donc qui pourra évoluer avec vos besoins car il ne faut pas oublier que les coûts d’une telle installation ne sont pas négligeables.

Caractéristiques du logiciel SPC

La plus grosse erreur que l’entreprise puisse commettre consiste à vérifier uniquement que le produit répond à une liste de spécifications techniques et non pas à regarder sa flexibilité, sa comptabilité et sa conformité aux normes. De plus, si vous recherchez un système pour tous vos sites, il vous faudra un système qui pourra vous fournir des solutions à des besoins variés, avoir des évolutions et ne limitera pas votre choix concernant d’autres éléments.

Après avoir bien déterminé la flexibilité du système, vous pourrez vous attacher à ses fonctionnalités et à son prix. Vos besoins spécifiques vous dicteront les priorités concernant chaque spécification à prendre en compte.

Parmi les éléments à prendre en compte :

  • Elaboration des gammes de contrôle
  • Acquisition des données
  • Elaboration des rapports
  • Questions administratives.

Gamme de Contrôle
La création des gammes de contrôle a toujours été une difficulté de l’acquisition de données. Vous voudrez évaluer le temps et la formation nécessaire à l’élaboration de vos gammes de contrôle. De même, vous voudrez que ces gammes de contrôle répondent à vos demandes en matière d’acquisition de données. Les clauses assignables et les actions correctives peuvent être des exigences essentielles. Vous pouvez aussi avoir besoin d’y incorporer des séquences vidéo ou des dessins de pièces. Dans ce cas, un programme compatible avec l’incorporation d’objets OLE peut être nécessaire.

Liste des gammes actives
Elle vous permet de visualiser toutes les gammes actives.

Personnalisation des écrans
Certains systèmes vous permettent de personnaliser vous écrans en y ajoutant des graphiques. D’autres vous permettent de les personnaliser intégralement et ce, suivant vos besoins.

Personnalisation des résultats statistiques
L’idéal consiste à avoir une liste de résultats statistiques depuis laquelle vous choisissez ceux qui vous intéressent tant pendant l’acquisition des données que pendant l’analyse des données. Il est bien plus simple de sélectionner les statistiques à afficher que de lire toutes les statistiques sélectionnées par le fabricant du logiciel jusqu’à ce que vous trouviez celles qui vous intéressent. Enfin, certains systèmes vous proposent de définir vos propres formules statistiques.

Liste globale de labels
Cette fonctionnalité permet de créer des groupes de labels de traçabilité prédéfinis accessibles selon le nom de la gamme de contrôle, du processus ou du client.

Générateur de gamme de contrôle
Cette fonctionnalité permet de vous guider lors de l’élaboration de vos gammes de contrôle.

Tableau des caractéristiques
Cet élément fournit un tableau des caractéristiques contrôlées avec leurs spécifications respectives comme les tolérances, les limites de contrôle…

Utilisation de gammes modèles
Cette fonctionnalité vous permet de générer de nouvelles gammes de contrôle en utilisant des gammes " modèles " précédemment créées.

Acquisition des données
Si vous ne pouvez pas obtenir de résultats en temps réel concernant votre procédé de fabrication, vous ne pourrez pas résoudre rapidement vos problèmes. Il faut un logiciel qui soit facile à utiliser et qui donne à l’opérateur des résultats clairs et immédiats concernant le procédé. De nombreuses fonctionnalités concernant l’acquisition des données et les résultats fournis en temps réel devront être listées dans votre cahier des charges. Vous devrez avoir le plus haut niveau d’exigence concernant ces fonctionnalités lors de l’appel d’offres.
Certaines fonctionnalités peuvent concerner des points relativement techniques qu’il est nécessaire d’éclaircir :

Acquisition multi-cotes
C’est la possibilité d’enregistrer des mesures provenant de plusieurs instruments grâce à une seule commande de validation ( par pédale ou bouton). Cette fonctionnalité est particulièrement utile lors de l’utilisation de montages de contrôle.

Fonctions d’étalonnage intégrées
Certains logiciels SPC permettent la gestion des étalonnages des capteurs LVDT et analogiques.

Analyse de données
Faîtes une liste préliminaire des graphiques et des fonctionnalités dont vous avez besoin et envoyés-les aux départements qui les utilisent. Enfin demandez l’accord de toutes les personnes susceptibles de s’en servir.

Graphiques des attributs
Ils permettent de suivre de multiples catégories de défauts (visuel, fonctionnel,…). Choisissez une solution qui puisse mélanger les données variables et attributs dans la même gamme de contrôle. Vous voudrez aussi pouvoir utiliser différents niveaux de défauts par catégories et importances. Vérifiez qu’il est possible d’afficher les défauts sous forme de diagrammes de Pareto et sous forme de carte de contrôle et que tous les résultats statistiques dont vous avez besoin sont disponibles.

Graphiques des variables
Vous voudrez différents moyens pour visualiser vos données. Vérifiez que la solution envisagée vous offre une variété d’options telles que les vérifications des sous-groupes hors-contrôle, les analyses de tendances et les tests sur les indices de capabilité. La possibilité de visualiser l’heure et la date sur les cartes de contrôle ainsi que des labels configurables est importante. Vérifiez que les cartes de contrôle et les histogrammes dont vous avez besoin soient disponibles.
Il y a différents moyens de déterminer la capabilité du procédé. Parfois, les cartes aux valeurs individuelles sont utilisées. Les limites de contrôle sont saisies manuellement et un procédé qui reste dans les 80% de l’intervalle de tolérance est considéré comme capable. A d’autres moments, les données sont affichées sur un histogramme et les résultats statistiques sont utilisés pour voir si le procédé est capable.
Après avoir défini les objectifs et les besoins de votre entreprise, vous voudrez évaluer la facilité de chaque système pour atteindre les exigences demandées. Vérifiez que les statistiques dont vous avez besoin sont disponibles.

Les limites de contrôle
Il y a différentes méthodes disponibles pour calculer les limites de contrôle en incluant les limites définies manuellement et les limites calculées en fonction des données saisies. Assurez-vous que le système choisi comprend la méthode appropriée pour votre application.

Alarmes statistiques et tendances
Tous les logiciels étudiés doivent avoir la capacité d’alerter l’opérateur lorsqu’une tendance ou une situation apparaît. Idéalement, les conditions d’alertes standard ainsi que des situations paramétrables doivent être disponibles.

Résultats statistiques
Vous voudrez chercher une logiciel qui offre une large sélection de résultats statistiques et ce, compatibles avec différentes normes. Idéalement, les résultats statistiques que vous désirez pendant la saisie des données et lors de l’impression des rapports seront sélectionnables par l’utilisateur. Il est bien plus facile de ne sélectionner et donc de n’afficher que les résultats dont vous avez besoin plutôt que de les rechercher parmi ceux sélectionnés par votre fournisseur. Certains systèmes vous permettent également de saisir vos formules et donc de définir vos propres statistiques.

Autres fonctionnalités
Certains systèmes comprennent des niveaux d’analyse très pointus qui peuvent être importants pour votre application. Vérifiez que le système évalué propose toutes les analyses dont vous pourriez avoir besoin (rapports de capabilité, études de corrélation, analyses des évènements,…)

Rapports
Recherchez un système qui offre des rapports flexibles qui vous donnent différentes possibilités d’étudier votre processus. Un système utilisant une base de données ouverte, standard et compatible SQL est avantageux car il permet à différents départements d’accéder à des informations différentes.
Vous voudrez un ensemble qui offre des possibilités de personnalisation de vos rapports ainsi vous pourrez en élaborer pour des clients ou des départements spécifiques. Cherchez un ensemble qui soit compatible ODBC.
D’autres fonctionnalités à rechercher comprennent la possibilité d’imprimer les rapports de causes et d’actions concernant chaque sous-groupe, les défauts, les évènements apparus lors du processus, les gammes de contrôle et les informations de traçabilité. Vérifiez aussi qu’il est possible d’imprimer les données brutes, les actions correctives et un rapport de données résumé.

Considérations administratives
Certaines considérations administratives peuvent être cruciales pour un succès complet de votre système SPC. Certaines de ces considérations sont liées à d’autres systèmes utilisés dans l’entreprise, et d’autres sont liées à la gestion des données après saisie et analyse. Il est par exemple important de vérifier la façon dont sont chargées les gammes de contrôle au lancement du logiciel, la compatibilité du logiciel avec les normes utilisées dans votre entreprise, les possibilités d’interfacer le logiciel avec d’autres logiciels, les compatibilités avec les réseaux et les capacités de personnalisation du système.

Compatibilité avec les normes
Assurez-vous que le logiciel est conforme aux normes utilisées dans votre entreprise telles que :

  • B1-9000-Norme Boeing
  • ISO 9000
  • QS 9000 - le supplément américain pour l’automobile de l’ISO 9000
  • CNOMO

Service de personnalisation du logiciel
Si vous pensez que votre application a besoin d’un logiciel spécifique, demandez au fournisseur de vous donner les noms des entreprises pour lesquelles ils ont dû faire des adaptations spécifiques. Vous pourrez ainsi demander à ses clients :

  • s’ils sont satisfaits de la personnalisation du programme.
  • si le programme fonctionne correctement.
  • s’il y a eu des surcoûts.
  • si les délais et le cahier des charges ont été respectés.

Gestion des données
Vérifiez avec tous les départements concernés que les données générées par le logiciel pourront être intégrées dans leurs bases de données actuelles.

Accessibilité des données
Chercher un système qui vous permette de trier, de visualiser et d’analyser les données archivées selon vos désirs. Certains logiciels offrent la possibilité de filtrer les données par caractéristique, date, heure, événement de processus et information de traçabilité. Vous pouvez aussi avoir besoin de fusionner les données de différentes gammes de contrôle.

Configurations nécessaires
Chaque système a des besoins qui lui sont spécifiques pour fonctionner. Il peut être judicieux de faire un état des lieux de votre parc informatique pour vous permettre d’évaluer les possibilités actuelles et de prévoir les besoins à venir.

Caractéristiques du fournisseur
La dernière étape de l’élaboration de l’appel d’offre consiste à définir les caractéristiques du fournisseur désiré. Cela vous aidera à peser les critères qui sont les plus importants.

Sélection des fournisseurs et évaluation des logiciels

Pour cette ultime étape, nous vous laissons le soin de rechercher votre futur partenaire parmi les différents acteurs… !

Quels sont les atouts technologiques de QUASAR ?

QUASAR Solutions propose une « agilité » maximum, sans aucune limite, pour s’adapter à votre entreprise et ses contraintes.

QUASAR Solutions c’est le « multi-tout » : quelque soit votre serveur, votre base de données, votre poste utilisateur, l’exploitant choisit son environnement de travail.

Le « parti-pris » de la simplicité et de l’adaptabilité permet de respecter vos besoins de tous les jours : opérateur, superviseur, manager, nous nous adaptons à vos contraintes (disponibilité, reporting périodique, réactivité ..)..

  • Homme de production : choisissez des postes tactiles, PDA ou code à barres pour interagir sur vos équipements avec juste l’information utile : auto-contrôle, SPC, quantité produite, arrêt machine, consigne de maintenance ..

  • Superviseur d’un centre de production : optez pour des outils de pilotage et d’optimisation pour contrôler à partir d’indicateurs temps réel et graphiques … pour une plus grande lisibilité. Définissez votre cockpit visuel paramétré par vous selon votre utilisation.

  • Nomade : travaillez via votre navigateur internet pour avoir les informations pré-paramétrées à votre profil et automatisées … où que vous soyez, même à votre bureau !

Notre démarche principale, c’est simplifier votre vie et vous donnez l’information pertinente à votre poste de travail, quelqu’il soit.

Seul QUASAR Solutions propose un seul et unique poste en atelier pour le contrôle qualité produit et process, le suivi de la production (TRS), la TPM, le réglage et la gestion des outillages pour répondre à une démarche de type MES (Manufacturing Execution System), et bien sûr en communiquant avec votre Système d’Information (SI : ERP, GPAO ..).

Comment est géré le tolérencement inertiel par QUASAR ?

Le tolérancement est un sujet incontournable qui détermine la qualité et la fiabilité de tout ensemble fabriqué. Le problème général consiste à concilier deux préoccupations antagonistes :

  • assurer un niveau de qualité optimal pour toute fonctionnalité vendue au client,
  • fixer les tolérances de chaque composant le plus largement possible pour diminuer les coûts de production.

Traditionnellement, une caractéristique est considérée comme conforme lorsque qu’elle est comprise dans l’intervalle de tolérances. Ce tolérancement « au pire des cas » est utilisé car il garantit l’assemblage dans toutes les situations même s’il est réalisé au détriment du coût.

L’analyse du système traditionnel a permis de mettre en évidence trois incohérences : fonctionnelle, de conformité, économique.Les travaux de recherche ont étudié les différentes approches de tolérancement : traditionnel « au pire de cas », « statistique quadratique » et ont fait émerger la théorie du tolérancement inertiel.

La méthode Inertielle révolutionne la notion de conformité en permettant de garantir la qualité et la fiabilité d’un assemblage à moindre coût. Sans variabilité du processus de fabrication, il n’y aurait pas de non-qualité et le résultat serait la cible. Le tolérancement discontinu classique est remplacé par une grandeur continue appelée Inertie qui mesure la perte par rapport à cette cible conformément au graphique ci-contre.

L’Inertie est le paramètre de population décrit comme un nombre positif combinant l’effet de décentrage par rapport à la valeur cible et l’effet de dispersion d’une caractéristique fonctionnelle élémentaire, donné comme suit :

Ainsi des distributions caractérisées par une moyenne et un écart-type différents peuvent présenter une Inertie semblable, comme le montre le schéma ci-joint.

Pour s’inscrire dans cette évolution majeure et normalisée de la maîtrise statistique des procédés, QUASAR Solutions a intégré les cartes de contrôle et les indicateurs du tolérancement inertiel dans son module SPC.

De nouvelles cartes de contrôle

Plusieurs types de carte de contrôle sont applicables avec l’Inertie. Le choix dépend de la capabilité court terme du procédé, de la taille de l’échantillon et de la capabilité long terme visée. Du choix de la carte va dépendre la contrainte mise en production : on va plus ou moins autoriser les dérives de la moyenne en fonction de la dispersion observée. Des outils simples d’utilisation ont été développés afin de réaliser le bon choix de la carte à utiliser.

1ère carte Inertielle proposée : carte Inertielle au risque α et β avec dérive autorisée

Dans la zone verte, avec l’hypothèse σ constant, le processus est centré sur la cible (au risque α). La production est maîtrisée. Aucune intervention n’est requise.

Dans la zone orange, l’inertie a dérivé par rapport à une situation sous contrôle, mais on garantit le respect de l’inertie au plan (au risque β). Il n’est pas nécessaire de régler ; il faut néanmoins être vigilant.

Dès qu’un résultat de contrôle apparaît dans la zone rouge, bien que l’inertie ne soit pas au niveau du plan, on prend un risque (supérieur au risque β) que l’inertie du lot ne soit pas conforme. Il est recommandé de régler la machine.

D’une manière générale, il est préférable alors de régler au plus proche de la valeur cible.

Dans d’autre cas, selon la capabilité du procédé, des cartes spécifiques permettent soit de donner plus de liberté à la production soit de mieux maîtriser les dérives.

2ème carte Inertielle proposée : Carte Inertielle sans dérive ou « aux médianes simplifiées »

Un cas d’application correspond à une volonté d’optimiser la capabilité à long terme sous condition d’une bonne capabilité à court terme. Ceci implique une surveillance accrue du procédé et de fréquentes interventions.

L’action de réglage est déclenchée pour toute excursion hors de la zone verte.

3ème carte Inertielle proposée : La carte +/- une Inertie.

Elle repose sur l’hypothèse d’une bonne capabilité court terme, une bonne stabilité de la dispersion court terme et des dérives lentes du procédé.

On garantit alors une bonne performance avec une carte de contrôle et un pilotage simples puisqu’il suffit de maintenir la moyenne dans la zone verte.

QUASAR Solutions a introduit ces trois nouveaux types de contrôle.

Autre représentation proposée : le disque inertiel ou carte « en tunnel »

La représentation en demi-cercle décompose l’inertie en deux dimensions : le décentrage δ et la dispersion σ.

Chaque point caractérise une situation d’échantillonnage à un moment donné.

On identifie aussi immédiatement les situations correspondant à une dispersion anormale (zone hachurée de la figure)

De nouveaux indicateurs

Aux indicateurs classiques de la Maîtrise Statistique des Procédés sont ajoutés deux nouveaux doublés : Ic et Ici pour le court terme ; Pp et Ppi pour le long terme, c’est-à-dire pour l’évaluation des performances du procédé.

Des décisions plus immédiates en production

Un avantage des cartes inertielles particulièrement apprécié des opérateurs de production est leur simplicité d’utilisation, en particulier par rapport aux cartes habituellement utilisées en MSP. L’inertie mesurée sur l’échantillon est bonne ou mauvaise, nécessite un réglage ou non.

Il n’y a pas de règle complexe d’analyse des dérives. Ce côté binaire rend ainsi plus simple la prise de décision par l’opérateur de production.

Dans la plupart des cas, la carte Inertielle est complétée de la carte SHEWART classique Moyenne & Ecart-type (ou Moyenne-Etendue). Ce double référentiel est maintenu avant démonstration avérée de la méthode et des plans d’actions associés.

Dans l’application QUASAR Solutions, l’utilisateur peut à tout moment décider quel type de carte et quels indicateurs afficher.

Les points forts de la Maîtrise Inertielle des procédés

En résumé, la Maîtrise Inertielle des Procédés permet :

  • de réduire les coûts en minimisant le taux de pièces non-conformes, en limitant le nombre de réglages nécessaire,
  • de donner plus de liberté à la production,
  • d’optimiser la productivité en facilitant le suivi et la prise de décision,
  • d’impulser une nouvelle dynamique à l’auto-contrôle en atelier.

Elle constitue une innovation majeure basée sur :

  • une approche globale et cohérente de la spécification pour garantir les fonctionnalités attendues par le client,
  • une démarche de rupture dans l’approche de la qualité des produits,
  • une nouvelle appréciation de la conformité d’une caractéristique,
  • de nouveaux outils de maîtrise et de pilotage des procédés.

Des points de convergence existent avec les méthodes précédemment mises en oeuvre avec :

  • l’utilisation de cartes de contrôle,
  • l’importance du centrage sur la cible,
  • la dissociation à faire entre la conformité d’un lot et la conformité d’une pièce particulière.

Le pilotage inertiel suppose par contre une capabilité démontrée du procédé (Cp > 1,8 préconisé), la mise en place d’un cas pilote pour démontrer l’efficacité de la méthode et une formation aux nouvelles cartes de contrôle.

Vous souhaitez en savoir plus, engager une démarche et être accompagnés pour la mise en oeuvre, contactez nous.

Quelles sont les lois Statistiques en SPC

SOMMAIRE 

1) Les principes des Lois Statistiques
1.1    La famille de lois de WEIBULL
1.2    La loi normale (Pierre Simon LAPLACE - 1778 & Carl Friedrich GAUSS - 1825)  
1.3    La loi normale tronquée supérieure  
1.4    La loi normale tronquée inférieure
1.5    La loi log-normale supérieure (Francis GALTON - 1905) 
1.6    La loi log-normale inférieure
1.7    La loi demi-normale supérieure
1.8    La loi demi-normale inférieure
1.9    La loi de RAYLEIGH (John William RAYLEIGH - 1898)
2) Lois spécifiques pour les attributs
2.1    La loi binomiale (Jacques BERNOUILLI - 1699)
2.2    La loi de POISSON (Siméon Denis POISSON - 1837)
2.3    La loi multinomiale
2.4    La loi hypergéométrique (Blaise PASCAL - 1652)
3)Tableau résumé de principe de loi en fonction des symboles DIN ISO 1101


1) - Les principes des Lois Statistiques

Les normes ne proposent que trois types de distributions: la loi normale, la loi des défauts de forme, et la loi de RAYLEIGH. Or bien souvent la statistique de la production ne correspond à aucune de ces formes. La mise en place informatisée propose un bien plus grand éventail de distributions paramétriques ou non.

1.1 : La famille de lois de WEIBULL

Elle est utilisée dans un but d’une étude générale d’une distribution.

Formule distribution Lois Weibull

Avec : alpha
 : paramètre d’échelle
 
beta : paramètre de forme

 a : paramètre de position

Selon la valeur de beta la loi de WEIBULL tend vers des lois connues:
beta= 1                 loi exponentielle
1.5 beta beta < 2        loi log-normale
beta = 2                 loi de RAYLEIGH
3 beta beta beta 3.6        loi log-normale
beta = 3.6              loi normale

Courbes Loi de Weibull
1.2 : La loi normale (Pierre Simon LAPLACE - 1778 & Carl Friedrich GAUSS - 1825)

Lorsqu’un système physique est soumis à l’influence d’un grand nombre de paramètres dont chacun des effets est de grandeur comparable, alors l’effet global suit une loi normale. Cet énoncé est une des expressions du « théorème central limite » .

La loi normale indique la probabilité d’occurrence d’une caractéristique continue prise dans une population de taille infinie.

Elle est utilisée comme cas général des caractéristiques continues bilatérales ou unilatérales.

La loi normale est également la forme limite de plusieurs distributions lorsque la population est élevée.

 Formule Loi normale   et sigma sont la moyenne et l’écart-type).

1.3 : La loi normale tronquée supérieure

Toute population distribuée selon une loi normale et subissant une opération de tri sur une limite inférieure, est distribuée selon une loi normale tronquée supérieure.



1.4 : La loi normale tronquée inférieure
   
Toute population distribuée selon une loi normale et subissant une opération de tri sur une limite supérieure, est distribuée selon une loi normale tronquée inférieure.



1.5 : La loi log-normale supérieure (Francis GALTON – 1905)

Elle est utilisée comme approximation de la distribution d’une caractéristique unilatérale supérieure
(m et sigma sont la moyenne et l’écart-type de la loi normale sous-jacente, a est la valeur seuil).


1.6 : La loi log-normale inférieure

Elle est utilisée comme approximation de la distribution d’une caractéristique unilatérale inférieure

sigma Sont la moyenne et l’écart-type de la loi normale sous-jacente, a est la valeur seuil).



1.7 : La loi demi-normale supérieure

Elle est utilisée pour les caractéristiques mesurées, obtenues par la différence positive de deux autres mesures distribuées selon une loi normale ayant sensiblement le même écart-type. Elle est aussi appelée « loi des défauts de forme », ou encore « loi normale repliée ».

Exemples:

-    poids par double pesée (poids net = pesée du poids brut - pesée de l’emballage)
-    mesure de la concentricité d’un alésage (diamètre maximum - diamètre minimum)





1.8 : La loi demi-normale inférieure

Elle est utilisée pour les caractéristiques mesurées, obtenues par la différence négative de deux autres mesures distribuées selon une loi normale ayant sensiblement le même écart-type.



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1.9 : La loi de RAYLEIGH (John William RAYLEIGH - 1898)

Elle est utilisée pour les caractéristiques « géométriques » obtenues par la combinaison de deux mesures suivant des distributions normales, indépendantes, et de même écart-type.

Exemple: rayon d’une bague.

 


2) - Lois spécifiques pour les attributs

2.1 La loi binomiale (Jacques BERNOUILLI - 1699)

Elle indique la probabilité pour qu’un échantillon d’effectif n pris dans une population comprenant une proportion de non conformités, ait non conformités.

Lorsque np est grand, la loi binomiale tend vers la loi normale.



Lorsque , la loi binomiale tend vers une loi normale avec une moyenne et un écart-type 
2.2 : La loi de POISSON (Siméon Denis POISSON - 1837)

Elle indique la probabilité pour qu’un échantillon pris dans une population comprenant une proportion de défauts, ait défauts.

Lorsque , la loi de POISSON tend vers une loi normale avec une moyenne et un écart-type


2.3: La loi multinomiale

Elle indique la probabilité pour qu’un échantillon de taille N pris dans une population comprenant k défauts en proportions (p1,p2,p3, …,pk), ait (n1,n2,n3, …,nk) défauts.

Elle ne s’applique donc qu’aux caractéristiques évaluées par attribut multiple (ou par attribut aux mesures).

 

2.4 :La loi hypergéométrique (Blaise PASCAL – 1652)

Elle indique la probabilité pour qu’un échantillon d’effectif n pris dans une population de taille N comprenant une proportion de p défauts, ait x défauts.

A la différence de la loi binomiale, l’échantillon prélevé est supposé exhaustif (c’est à dire sans remise dans le paquet de pièces).



Np représente l’arrondi de N * p à l’entier le plus proche.
est le nombre d’échantillons possibles d’effectif n pris dans la population de taille N.
est le nombre de groupement possibles de pièces ayant un défaut.
est le nombre de groupement possibles de pièces n’ayant pas de défaut.

Lorsque N est grand, la loi hypergéométrique tend vers une loi binomiale de même moyenne.



Le choix des modèles de distribution doit être fait en fonction du type d’attribut :
- attribut binaire :
      - loi binomiale, loi de POISSON, ou loi normale, représentant le nombre de pièces défectueuses par prélèvement.

attribut aux mesures :
      - loi binomiale, loi de POISSON, ou loi normale, représentant le nombre de pièces hors tolérances par prélèvement (sans distinction hors tolérance supérieure ou inférieure).
      - loi multinomiale représentant le nombre de pièces hors tolérance inférieure ou hors tolérance supérieure, par prélèvement.

- attribut multiple :
      - loi binomiale, loi de POISSON, ou loi normale, représentant le nombre de pièces ayant au moins un défaut par prélèvement (sans distinction du type ni du nombre de défauts).
      - loi multinomiale représentant le nombre de pièces ayant un défaut donné par prélèvement.

Il est conseillé d’appliquer les règles suivantes pour le choix entre loi binomiale, loi de POISSON ou loi normale ; selon l’effectif n des prélèvements et la proportion p supposée de pièces défectueuses:




si np <= 18 : loi normale 

si np < 18 et n 50 : loi de POISSON

si np < 18 et n < 50 : loi binomiale 











3) - Tableau résumé de principe de loi en fonction des symboles DIN ISO 1101

 

Rectitude : B1                                                   B1 : loi demi-normale ( défaut de forme ou replié)
Planéité : B1                                                     B2 : loi de Rayleigh
Circularité : B1                                                 N  :  Loi normal
Cylindricité : B1
Forme d’une ligne quelconque : B1
Forme d’une surface quelconque : B1
Parallélisme : B1
Perpendicularité : B1
Inclinaison : B1
Localisation ou position : B1/ B2
Concentricité et coaxialité : B2
Battement total : B1 / B2
Battement simple :B1
Symétrie : B1  

Mesure de longueur, largeur, épaisseur : N
Moment de Torsion : N
Rugosité : B1
Embalance : B2    

Ceci en ne prenant que les lois définis par les différentes normes automobiles.